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Croyance et scepticismes : qu’est-ce que bien mourir chez Daudet ?

dimanche 9 septembre 2007, par David Melison

Isabelle DROIT, « Croyance et scepticismes : qu’est-ce que bien mourir chez Daudet ? », Le Petit Chose, 2006, n° 95, pp. 125-135

Dans l’œuvre d’Alphonse Daudet la croyance en un Dieu bienveillant, en un paradis et un enfer se borne à une image caricaturale empreinte de folklore et de satire. Les prêtres sont des bons vivants ou des brutes insensibles et l’au-delà comme dans « Le Curé de Cucugnan » par exemple relève du merveilleux c’est-à-dire qu’il est produit par l’imagination humaine et n’a pas d’existence propre. Si Daudet ne croit pas en un au-delà, il est pourtant bien question de croyance dans son œuvre. Mais cette croyance est déplacée d’un plan métaphysique à un plan terrestre, c’est-à-dire ancré dans la vie. Le couple croyance et scepticisme ainsi réorienté s’organise différemment. En effet, la croyance en la vie est chez Daudet fondée sur le scepticisme, c’est-à-dire sur la conscience d’une absurdité générale qui paradoxalement donne du prix à chaque instant vécu. Puisque la mort est une fin sans au-delà la vie n’a aucun sens comme parcours mais vaut instantanément. C’est donc bien autour de la mort que se construit cette nouvelle articulation entre croyance et scepticisme qui est l’objet de notre étude.

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