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Fontvieille et la Provence

dimanche 30 septembre 2007, par David Melison

Daudet a été profondément marqué par sa Provence natale, qu’il quitta pourtant assez jeune. Proche du mouvement félibrige, l’auteur a néanmoins su garder ses distances avec la Provence et son œuvre se démarque sensiblement des auteurs régionalistes, bien que de nombreux accents laissent fréquemment transparaître ses origines.

Né à Nîmes, Alphonse Daudet quitta le midi dans son enfance. Plus tard, il séjourna fréquemment en Provence : à Maillane, chez son ami Mistral, à Fontvieille, chez les Ambroy, ou encore à Arles.

Proche du Félibrige au début des années 1860, Daudet gardera ses distances avec le mouvement, privilégiant les relations amicales avec certains fers-de-lance du mouvement, tels que Frédéric Mistral.

La Provence dans les œuvres de Daudet

Daudet évoque sa province natale dans de nombreux écrits. Les Lettres de mon moulin, mais aussi Le Trésor d’Arlatan ou encore Liste Tavernier et L’Arlésienne voient leur action se dérouler dans un contexte provençal. D’autres œuvres insistent davantage sur la confrontation de la Provence avec le monde extérieur (cycle de Tartarin, Numa Roumestan). Des références plus discrètes se retrouvent encore dans les Contes du lundi ou dans Soutien de famille.

Le regard que porte Daudet sur la Provence parfois attendri et nostalgique, apparaît avec une certaine distance parisienne, comme dans Numa Roumestan.

Sous le charme de Fontvieille

À partir de 1863, Daudet succombe au charme de Fontvieille. Contrairement à la légende, ce n’est pas dans un moulin que le célèbre auteur des Lettres du même nom réside, mais chez les Ambroy au château de Montauban.

Château de Montauban

Grâce à son cousin Louis Daudet qui avait épousé Octavie Ambroy, l’auteur va nouer une relation d’amitié durable avec la famille Ambroy, en particulier avec Timoléon, jusqu’à sa disparition en 1896.

Désormais propriété municipale, le château de Montauban accueille des manifestations culturelles, cultivant le souvenir de Daudet comme en témoigne l’exposition « Fontvieille en Histoires ».

Mais ce qui lie aussi Fontvieille à Daudet, ce sont les Lettres de mon moulin. À quel moulin fait-on référence ? Ce qu’on appelle aujourd’hui le Moulin de Daudet, c’est le moulin Ribet ou Saint-Pierre. Il existait auparavant trois autres moulins : le moulin Tissot-Avon, le moulin Sourdon et le moulin Ramet. Si le moulin Saint-Pierre fut finalement choisi comme symbole de l’écrivain et des fameuses Lettres, c’est notamment parce qu’il fut le dernier moulin en activité (jusqu’à la première guerre mondiale). L’Association des Amis d’Alphonse Daudet fondée en 1935 le restaura et créa le musée que l’on connaît. Encore aujourd’hui, c’est là que se réunissent les amoureux de Daudet et de son œuvre.

Le Fontvieille de Daudet est largement imaginaire ; le touriste en quête de preuves matérielles sera déçu. En revanche, le rêveur sensible au paysage provençal - au soleil et aux pins - sera séduit par ce « grand bourg poudreux et blanc comme un chantier de pierres ». Le promeneur se laissera lui aussi charmer par le parcours Daudet et le parcours village proposés par la commune de Fontvieille. Nul itinéraire obligatoire ici mais plutôt un vagabondage bien agréable.

L’itinéraire « Sur les traces d’Alphonse Daudet » conçu et réalisé par la mairie de Fontvieille vous fera mieux connaître la Provence de Daudet :

Office de tourisme de Fontvieille

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