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À Milianah

jeudi 2 octobre 2008, par Gabrielle Melison-Hirchwald

Première publication

Le récit a été publié pour la première fois dans La Revue nouvelle du 1er février 1864 sous le titre de « La Petite Ville ».

Repris dans le recueil des Lettres de mon moulin (1869).

Résumé

Un dimanche après-midi maussade en Algérie.

Le narrateur nous raconte sa journée à Milianah. Nous le suivons au gré de sa pérégrination : d’abord, sur la grand-place, puis dans la boutique de Sid’Omar qui fait aussi office de lieu d’audience, dans la maison du bureau arabe, à la cour des pauvres, chez Sid’Omar pour le dîner, et enfin au théâtre de la ville.

Extrait

Chez Sid’Omar, dîner somptueux. - La salle à manger ouvre sur une élégante cour moresque, où chantent deux ou trois fontaines... Excellent repas turc, recommandé au baron Brisse. Entre autres plats, je remarque un poulet aux amandes, un cousscouss à la vanille, une tourte à la viande, - un peu lourde mais du plus haut goût, - et des biscuits au miel qu’on appelle bouchées du kadi... Comme vin, rien que du champagne. Malgré la loi musulmane Sid’Omar en boit un peu, - quand les serviteurs ont le dos tourné... Après dîner, nous passons dans la chambre de notre hôte, où l’on nous apporte des confitures, des pipes et du café... L’ameublement de cette chambre est des plus simples : un divan, quelques nattes ; dans le fond, un grand lit très haut sur lequel flânent de petits coussins rouges brodés d’or... À la muraille est accrochée une vieille peinture turque représentant les exploits d’un certain amiral Hamadi. Il paraît qu’en Turquie les peintres n’emploient qu’une couleur par tableau : ce tableau-ci est voué au vert. La mer, le ciel, les navires, l’amiral Hamadi lui-même, tout est vert, et de quel vert ! ...

L’usage arabe veut qu’on se retire de bonne heure. Le café pris, les pipes fumées, je souhaite la bonne nuit à mon hôte et je le laisse avec ses femmes.

Où finirai-je ma soirée ? Il est trop tôt pour me coucher, les clairons des spahis n’ont pas encore sonné la retraite. D’ailleurs, les coussinets d’or de Sid’Omar dansent autour de moi des farandoles fantastiques qui m’empêcheraient de dormir... Me voici devant le théâtre, entrons un moment.

Liens

Consulter l’œuvre intégrale (gallica.fr)

Écouter le récit (litteratureaudio.com) - Donneuse de voix : Romy Riaud

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