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Le Secret de maître Cornille

lundi 5 mai 2008, par Gabrielle Melison-Hirchwald

Première publication

Nouvelle publiée dans L’Événement du 20 octobre 1866.

Reprise dans le recueil des Lettres de mon moulin (1869).

Résumé

Le moulin de maître Cornille est le seul encore en activité depuis qu’une minoterie à vapeur s’est installée. Or, depuis
longtemps, plus personne ne lui porte de blé alors que les ailes du moulin continuent de tourner. On découvre que ce que le meunier fait passer pour des sacs de farine
ne sont que des sacs de plâtre. Les villageois décident alors d’apporter du blé au moulin jusqu’à la mort de maître
Cornille.

Extrait

Alors, si on lui demandait d’où diable pouvait venir tant d’ouvrage, il se mettait un doigt sur les lèvres et répondait gravement : « Motus ! je travaille pour l’exportation... » Jamais on n’en put tirer davantage.

Quant à mettre le nez dans son moulin, il n’y fallait pas songer. La petite Vivette elle-même n’y entrait pas...

Lorsqu’on passait devant, on voyait la porte toujours fermée, les grosses ailes toujours en mouvement, le vieil âne broutant le gazon de la plate-forme, et un grand chat maigre qui prenait le soleil sur le rebord de la fenêtre et vous regardait d’un air méchant.

Tout cela sentait le mystère et faisait beaucoup jaser le monde. Chacun expliquait à sa façon le secret de maître Cornille, mais le bruit général était qu’il y avait dans ce moulin-là encore plus de sacs d’écus que de sacs de farine.

À la longue pourtant tout se découvrit ; voici comment :

Bibliographie

Colette BOTTIN-FOURCHOTTE, « Le Secret de maître Cornille ou l’avortement du drame », Production littéraire et situation de contacts inter-ethniques, Nice, IDERIC, Études préliminaires, 7, avril 1974, p. 74-102

Liens

Consulter l’œuvre intégrale (gallica.fr)

Écouter la nouvelle (litteratureaudio.com) - Donneuse de voix : Romy Riaud

Messages

  • la photo proposée pour " le secret de maître Cornille" et un moulin sur pivot que l’on trouve dans le nord de la France, c’est bien évidemmment une erreur fondamentale pour illustrer le moulin de maître Cornille qui est un moulin tour provençal.

    par le vice président de l’Association Régionale des Amis des Moulins de Provence

  • Le moulin a existé mais A.Daudet n’a jamais écrit ces lettres dans le moulin mais a Paris. Il a écrit ces lettres pour guérir une femme malade elle aussi a Paris mais ne savais pas qu’il écrivait de Paris (surement pour la faire rêvée et d’ailleurs lui aussi).

    • Dans les Lettres de mon moulin, écrites en partie en collaboration avec Paul Arène puis avec Julia Allard à qui est dédié le recueil, le monument que Daudet évoque constitue certainement une reconfiguration imaginaire, fusion des quatre moulins existant à Fontvieille. Notons ainsi que le moulin Saint-Pierre était le seul à posséder une salle du bas comme le narrateur le précise dans « Installation ». Mais en même temps, dans sa correspondance, Daudet fait allusion au moulin Tissot : « Ce serait le cas, décidément, d’acheter le moulin du père Tissot ; je lui en parlerai, quand j’irai là-bas. L’honneur m’oblige à avoir un moulin » (Lettres familiales).
      Le motif du moulin occupe naturellement une place de choix dans le recueil, qu’il soit abordé de façon réaliste ou métaphorique. Dans « Le Secret de maître Cornille », il tient en effet le premier rôle. La nouvelle fait du lieu un espace farouchement gardé par le vieux meunier, opposant ainsi la tradition à la modernité des minoteries à vapeur.

  • Ce livre est très bien , j’adore le livre...

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